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Ce soir tout le petit monde de l’ovalie aura les yeux tournés vers la finale du championnat de France de rugby. Avec une question qui revient souvent aux lèvres : l’ASM Clermont-Auvergne va-t-elle enfin conjurer le mauvais sort et remporter le bouclier de Brennus ? Il serait peut-être temps non ? Surtout quand on voit les sacrifices qui ont été fait depuis des années. Ça, les jaunes et bleus s’en soucient peu, moi pas…

Pour avoir vécu quelques années à Clermont-Ferrand, j’ai suivi au plus près les efforts de la mairie pour que n’existe plus que l’ASM à Clermont. Tout en exhibant un slogan provocateur : “Clermont sporte bien”.

Sacrifice numéro 1 : le grand stade !
Lorsque le Clermont-Foot est revenu en ligue 2, il a rapidement était question d’aménager le stade Gabriel-Montpied au niveau des ambitions du club. Mais le stade des Alpes grenoblois ne trouvera sans doute jamais son pendant auvergnat. En effet, plusieurs projets ont vu le jour pour agrandir le stade, très esthétique à l’heure actuelle, pour enfin avoir une structure qui fasse tout le tour du terrain. L’air de rien, les projets ont été peu à peu abandonnés. Et d’un club ambitieux, le Clermont-Foot est devenu un club qui se bat chaque saison pour éviter de faire l’ascenseur avec le national.

Sacrifice numéro 2 : le CAHC
En mai 2005, le Clermont Auvergne Hockey Club dépose le bilan. Et pourtant, le club avait tout pour devenir un bon club de l’élite. En 1999, les sangliers arvernes sont champions de France de D1 (deuxième niveau) et accèdent donc à la prestigieuse Ligue Magnus. Le club est vaillant en Ligue Magnus et se rapproche chaque année un peu plus de la poule haute (les huit meilleurs clubs de France). Mais il accuse un déficit important, et rien ne sera fait pour le sauver…

Sacrifice numéro 3 : les filles de Riom
Le Volley Ball Club Riom, c’est 3 titres de championnes de France Pro F, et deux coupes de France. C’est également l’un des rares clubs à pouvoir tenir la dragée haute au RC Cannes durant plusieurs années. Mais, à l’image du CAHC, c’est aussi un club qui a des difficultés financières. Résultat : un dépôt de bilan en 2006, et aucune action concrète pour le sauver !

Sacrifice numéro 4 : l’autre Stade !
Clermont a cette particularité d’avoir deux clubs omnisports qui ont réussit à hisser plusieurs équipes dans l’élite : l’ASM et le Stade Clermontois. Le Stade existe (ou dira-t-on bientôt existait ? ) surtout pour ses équipes de basket-ball. Clermont, si elle se revendique comme ville rugbalistique, est avant tout celle du basket-ball féminin. Qui n’a jamais entendu parler des demoiselles de Clermont (Clermont Université Club) ? Ces joueuses qui ont porté haut les couleurs de la France et de l’Auvergne, se hissant chaque année en finale du championnat d’Europe face au TTT Daugawa Riga. Il faut savoir que Clermont a eu jusqu’à 3 équipes dans l’élite du basket-ball féminin : le CUC, l’ASM, et le Stade. Sauf que, il n’en restait plus qu’un : le stade (ou SCAB 63). Le SCAB, c’est le club qui a formé ou relancé des joueuses internationales (Eva Němcová, Isabelle Fijalkowski, Paoline Salagnac, Yacine Sene, Anaël Lardy,…). Mais le SCAB 63 repartira l’année prochaine au niveau régional, la mairie ayant baissé le budget chaque année depuis 3 ans, et ne voulant pas éponger le déficit accumulé !
Du côté des garçons du stade (le SCBA), la situation financière est un peu meilleure, mais le budget n’a jamais été favorable à un maintien dans l’élite. Résultat : le SCBA est descendu en Pro B l’an passé et aura fort à faire pour retrouver sa place en Pro A.

Alors madame Dulac, vous l’une des demoiselles de Clermont, j’espère pour vous que votre cher fiston (Aurélien Rougerie pour ceux qui n’auraient pas suivi) le soulèvera son bouclier ce soir. Parce qu’après 9 finales perdues, et l’assassinat de tous les autres sport de Clermont, je ne sais pas ce que vous pourrez inventer d’autre pour enfin gagner ce titre !


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